Un peu d'histoire

Le COL a été fondé par des hommes et des femmes aux origines modestes, animés par l'idée un peu folle de construire eux-mêmes leur propre logement. Ils appartenaient au mouvement des "Castors". Ils ont fait preuve d'un incroyable esprit de solidarité et de partage en mettant en commun leurs forces et leurs compétences, au service de l'intérêt général. Cet esprit de solidarité et cette volonté de construire une société plus juste, constituent encore aujourd'hui les valeurs fondamentales du COL.

Le 7 Août 1951, une poignée de "Castors" réunis au sein du Comité Ouvrier du Logement donne le premier coup de pioche de la future cité Saint Amand à Bayonne. Quelques mois plus tôt, le 8 Février 1951, a eu lieu l'Assemblée générale constitutive qui donne officiellement naissance au COL en tant que société anonyme coopérative d'HLM à personnel et capital variables. 

 

Le projet est utopique. Pour la première fois au Pays Basque, des dizaines d'hommes et de femmes de la région décident de se rassembler pour bâtir ensemble une centaine de maisons individuelles de qualité, destinées à accueillir des employés et des ouvriers aux revenus modestes.

Né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement national d'auto-construction coopérative "Les Castors" s'appuie sur le principe de l'apport-travail : le travail collectif, effectué pendant les heures de loisirs, vient pallier l'incapacité des personnes ainsi associées à financer l'achat ou la construction d'un logement.

 

Les temps ont changé, mais le COL continue à aider chaque jour les personnes les plus modestes à se loger dans de bonnes conditions. L'esprit de partage est également une idée très forte. Le COL mise beaucoup sur la mixité, qu'elle soit sociale ou intergénérationnelle, pour essayer autant que possible d'améliorer la vie dans les résidences.

Le terrain

Avant la constitution de la société, deux grands terrains avaient été repérés.

  • L'un au domaine de Caradoc, appartenant à une marquise espagnole. Mais il était trop loin sur le plateau de St Etienne et présentait des difficultés de communication.
  • L'autre, au domaine de St Amand, sur lequel il y avait trois fermes, dans une zone qui deviendra plus tard une zone d'expansion (habitations et commerces). Et pourtant, dès le début, certains furent découragés d'adhérer, à cause de son éloignement et de l'absence d'école à proximité.

 

24 hectares 15 ares 90 centiares
de superficie de terrain
6 hectares
constructibles
12 Millions de francs
de dépensés pour acquérir le terrain
27 Septembre 1951 signature
signature de l'acte d'acquisition

 

Les propriétaires : pour la majeure partie la Société Civile Immobilière de Bayonne-Pau. Pour le reste, l'Association Diocésaine, Evêché de Bayonne.

En Juillet 1951, une équipe de "Castors" était occupée à jalonner la future route d'accès (l'avenue du 7 Août), et le premier coup de pioche pour la démolition du mur de clôture était donné le 7 Août 1951.

 

La reconnaissance de l'action des "Castors" par les Pouvoirs publics

Elle se manifesta lors de visites du chantier par plusieurs personnalités :

Le 20 Septembre 1952

(lors du coulage des fondations des maisons), Claudius PETIT, Ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, accompagné de deux parlementaires des Basses-Pyrénées (Pierre de CHEVIGNE, Secrétaire d'Etat aux Forces Armées, et Guy PETIT, Maire de BIARRITZ et Secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil).

En Août 1953

le Sous-Préfet, le Maire de BAYONNE et les conseillers municipaux, puis la CAF et la Caisse d'Epargne.

En Août 1954

le Préfet Gabriel DELAUNAY s'arrêtait sur la RN 10 pour regarder attentivement une équipe de "Castors" occupés à curer le ruisseau d'Aritxague. Quelques jours plus tard, il manifestait son admiration au cours d'une réunion du Comité Départemental du Logement.

 

Quelques dates clés

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